Léguillac de l'Auche

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24110 Léguillac de l'Auche

La légende de l'oie

Ce très vieux village, occupé depuis l’époque mérovingienne, est situé sur un coteau, en rive droite de l’Isle, entre Saint-Astier et Mensignac . D’après la légende, le mot « auche » qui signifie « oie » en patois local, aurait été rattaché à Léguillac, après qu’une oie, qui serait tombée dans un gouffre à Mensignac, soit ressortie vivante bien que déplumée, à la fontaine du lieu-dit « La Font de l’Auche » (la fontaine de l’oie). Cette fontaine vauclusienne coule tout au long de l’année. En été, en période de sècheresse, le niveau de l’eau se trouve 6 mètres plus bas qu’en plein hiver.

Des sarcophages mérovingiens

Sur la commune de Léguillac-de-l'Auche furent découverts en 1967 deux sarcophages mérovingiens, et un autre squelette sans sarcophage, à même la terre, soit trois squelettes. Cette exhumation eut lieu entre les lieux-dits Linard et Girondeau, et à un autre endroit, une prairie située sur une colline appelée Béniveau. Cette colline surplombe le site où furent découvertes les sépultures mérovingiennes, un lieu-dit qui ne porte pas de récentes traces d'habitation (il est possible qu'au fil du temps les gens des villages alentour y aient pris les pierres pour reconstruire ailleurs, ou tout simplement, il n'y a jamais eu d'habitation en pierres). Dans ces sépultures mérovingiennes on ne découvrit ni arme, ni bouclier, mais il y avait, dans l'un des sarcophages, une boucle de ceinture plaquée or, avec des morceaux de verre brisé incrustés, de différentes couleurs : vert, bleu et rouge. Il y avait aussi trois emplacements vides sur la boucle ; trois morceaux de verre manquaient, le temps n'ayant pas voulu nous faire parvenir cet objet dans son état de perfection d'origine. Le découvreur, Monsieur Émile (Guy) Moulles, fit cette découverte en labourant pour la première fois le site après l'avoir défriché. Il garda chez lui pendant plus d'une vingtaine d'années cet objet rare avant de le remettre, au début des années 2000, au musée du Périgord, à Périgueux. À l'époque, en 1967, la télévision était venue sur place pour faire un petit documentaire. Les os des squelettes furent eux, envoyés dans un laboratoire à Bordeaux, où ils furent datés entre 350 et 450 ans après J.C., époque des premiers chefs mérovingiens, Clodion le Chevelu ou Mérovée, et avant le règne de Clovis.

Refuges d'autrefois

A Léguillac, au lieu dit « La Redoute », subsiste également les vestiges d’une motte castrale (ancêtre de château fort), antérieure au Xème siècle, ainsi qu’un cluzeau dans le bourg. Ce souterrain-refuge, creusé dans le calcaire au Moyen-âge, comprend un escalier, deux salles, des meurtrières permettant de surveiller l’entrée et un réduit qui a peut-être servi de réserve d’eau. De nos jours, l’urbanisme ainsi que l’aménagement de la route et leur incidence sur l’écoulement des eaux pluviales, ont rendu le souterrain extrêmement humide et boueux.

La plus ancienne trace écrite du village remonte au début du XIIIème siècle sous le nom de parocha (paroisse) de Lagulac. Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de Layguillac de Lauche. L’église actuelle, néo-romane, date du XIXème siècle. La commune compte trois châteaux (propriétés privées) : La Faye, Le But, Bel Air.

Le château de La Faye était à l’origine un prieuré Augustin, construit en 1209 par cinq frères (2 évêques, 1 chanoine, 1 prieur, 1 laïc), puis agrandi et modifié du XIIIème au XVIIIème siècle. Les dépendances du prieuré s’étendaient sur les paroisses de Saint-Astier, Annesse, Mensignac, Léguillac et Chantérac. En 1304, le prieuré reçut la visite d’un illustre personnage, Bertrand de Goth, futur pape Clément V.

Le château du But, demeure composée de deux bâtiments soudés à angle droit, un du XVème s., l’autre du XVIème s., avec un complément du XVIIème s. A remarquer : l’imposante toiture à la Mansard qui coiffe la tour d’angle, une porte Louis XIII, un escalier de pierre et une souche d’échauguette.

Le château de Bel Air, implanté sur un coteau boisé, porte bien son nom, car il est exposé à tous vents. Ancienne demeure de la famille de Valbrune , elle a abrité jadis un relais de poste à cheval. Superbement restauré par son actuel propriétaire, elle se trouve au cœur d’un vaste domaine.

Depuis 2011 la commune est jumelée avec Letham (Ecosse).

La commune de Léguillac compte environ 1000 habitants.